Nos enfants ne devraient jamais avoir faim

En France, être parent et travailler ne suffit plus toujours à nourrir ses enfants à leur faim.

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Selon le Baromètre national sur la situation des travailleurs pauvres 2026 (réalisé par Ipsos bva pour Andès), plus de 1 travailleurs pauvres sur 2 restreignent leur quantité de nourriture et ne peuvent pas manger à leur faim. L'impact sur les familles est particulièrement préoccupant. Plus d’un tiers des parents doivent restreindre les quantités de nourriture données à leurs enfants ; une situation qui s'aggrave encore chez les familles monoparentales qui concentrent toutes les vulnérabilités. 

Ce que vivent les enfants de travailleurs pauvres

En un an, la situation alimentaire des enfants se dégrade. Ce que les familles subissaient « parfois » en 2025, elles le vivent désormais « souvent » en 2026 :

  • 37% des parents doivent restreindre les quantités de nourriture données à leurs enfants (+4 points vs 2025)

  • 28% ne peuvent régulièrement pas faire manger leurs enfants à leur faim

  • 24 % font sauter des repas à leurs enfants

Familles monoparentales : une situation particulièrement préoccupante

Le Baromètre Andès x Ipsos 2026 le montre sans ambiguïté : ce sont les parents qui se privent en premier pour préserver leurs enfants, et les familles monoparentales sont particulièrement exposées :

  • 54% des parents en famille monoparentale sautent eux-mêmes des repas pour permettre à leurs enfants de manger

  • 82% ont dû réduire souvent des dépenses vitales — alimentation, santé, hygiène, énergie — pour continuer à faire face

  • 42% se sentent très régulièrement seules, contre 28% pour l'ensemble des travailleurs pauvres

L’alimentation des enfants se dégrade, faute de moyens

Au-delà de la quantité, c'est la qualité de l'alimentation des enfants qui recule d'année en année :

  • 57% des parents ne peuvent pas donner assez de fruits et légumes frais à leurs enfants (+4 points vs 2025) — jusqu'à 67% dans les familles monoparentales

  • 55% ne peuvent pas leur fournir assez de protéines animales (+6 points vs 2025)

  • 62% nourrissent principalement leurs enfants avec des féculents (+4 points vs 2025) — jusqu'à 65% dans les familles monoparentales

  • Plus de 6 parents sur 10 ne peuvent pas leur offrir de produits plaisir (chocolat, gâteaux, produits festifs) — jusqu'à 70% dans les familles monoparentales 

Ce que nous voyons chaque jour dans les épiceries solidaires

Andès, l’Association Nationale des Epiceries Solidaires, fédère un réseau de plus de 630 épiceries solidaires qui accompagnent chaque année les familles en situation de difficulté économique. En 2025, le réseau a permis d’accompagner plus de 265 000 personnes et de distribuer l’équivalent de plus de 43 millions de repas :

  • 50% des bénéficiaires de nos épiceries solidaires sont des enfants et jeunes de moins de 25 ans

  • 34% des foyers bénéficiaires sont des familles monoparentales

  • 43% des bénéficiaires sont sur le marché du travail

  • En 2025, le réseau Andès a permis de soutenir 10 600 enfants âgés de 0 à 3 ans et 58 300 enfants âgés de 4 à 14 ans

Nous demandons un soutien renforcé aux réseaux d'aide alimentaire de proximité, comme les épiceries solidaires, qui accompagnent au quotidien des milliers de familles avec enfants. 

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